CIO: 2026, étape décisive

Si le CIO s’est acheté un peu de répit avec la double désignation de Paris et de Los Angeles pour les Jeux Olympiques de 2024 et de 2028, l’institution olympique pourrait bien jouer une partie de son avenir en 2019 lors de la 134ème cession du CIO qui dévoilera le nom de l’hôte des Jeux Olympiques d’Hiver 2026.

Paris 2024, LA 2028: Un choix qui ne résout rien

Lorsque le 22 février 2017, Budapest retire sa candidature aux Jeux Olympiques 2024 faisant suite aux retraits d’Hambourg, Rome et Boston et ne laissant plus que Paris et Los Angeles en lice, l’hypothèse, jusque là susurrée, d’une double attribution des Jeux 2024 et 2028 devient rapidement une évidence. Le CIO ne peut pas se permettre de soumettre ces « deux excellentes candidatures » au vote »,  sans certitude que le perdant ne retente sa chance en 2028.

Depuis le début des années 2000, le nombre de candidatures pour les Jeux Olympiques ne cesse de chuter. Deux uniquement pour les Jeux d’Hiver 2022 et une seule, donc, pour les Jeux d’été 2024.

Agenda 2020: En sursis

Voté en 2013, l’Agenda 2020 n’a pas encore réellement permis de changer la donne. Si les candidatures de Paris ou de Los Angeles en ont profité pour intégrer une très grande majorité de sites existants ou provisoires, ces deux villes restent uniques quand au nombre d’installations déjà existantes.  Toutes les villes du monde n’on pas un stade olympique, un vélodrome ou un bassin d’aviron prêt à être utilisé dans la minute.

Si l’on peut raisonnablement penser que les jeux de Paris et LA ne se termineront pas par un désastre financier, de futures candidatures ne pourront pas s’appuyer sur ces deux exemples tant la quantité d’infrastructures à construire ne sera pas la même.

Pis même, en donnant la possibilité aux villes organisatrices d’organiser des sports supplémentaires au programme olympique, le programme olympique – stable depuis le début du siècle – a reprit sa course en avant. A Tokyo, c’est un record de 339 événements (contre 306 à Rio) qui mettront aux prises 11 000 athlètes (contre 10 500 à Rio). Si ces sports additionnels ne sont pas obligatoires, on voit mal une ville organisatrice revenir en arrière..

2026: Le véritable juge de paix

Le véritable avenir des Jeux en Occident pourrait se jouer en Suisse. En effet, la ville de Sion, candidate malheureuse déjà à 3 reprises, notamment en 1999 contre Turin, est de nouveau candidate pour 2026. La proposition de la cité du Valais repose sur des sites déjà existant ou en construction étalés sur la moitié occidentale du pays ou même situé à l’extrémité orientale de la Confédération (Saint Moritz)

 

Sion 2026
Le futur des Jeux Olympiques ?

Seul manque à cette candidature suisso-valaisienne: un anneau de vitesse. Initialement prévu à Aigle, à côté du Centre Mondial du Cyclisme, Sion 2026 n’écarte aujourd’hui pas la possibilité de tenir les épreuves à l’étranger: en Allemagne, voire… aux Pays-Bas. Une proposition que partage également Innsbruck, l’autre candidat déclaré à ce jour.

La réception par le CIO de ce genre de candidatures déterminera l’avenir des Jeux Olympiques. Si jamais, à Milan en 2019, le nom d’Almaty ou Sapporo sortait de l’enveloppe, alors le CIO pourrait presque dire adieux à l’Europe.

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